PORTFOLIO
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ARTIST STATEMENT / démarche artistique
A reader, dreamer, and terrible liar, my artistic practice—focused mainly on 2D works such as collages, drawings, and paintings—has long oscillated between video art and sculpture, though soft pastel now holds a central place within it.
With a rather classical approach to the still life, nourished by references that are as much literary and cinematic as pictorial, I attempt to probe the obscene. I create still lifes and portraits inspired as much by classical painting (Odilon Redon, Victor Brauner, Zurbarán) as by endless Google searches. Since 2017, the study of the Italian Grotesque style, postmodern dance, surrealism, and thaumaturgy (the magical ability to produce miracles) has given my work a committed turn toward an unbounded feminism, tinged with humor and seriously grounded in references. It is grotesque and aggressive systems of domination that feed my subjects, leading to a certain triviality in representation.
Pastel is not virile, it is evanescent, radiant too, sensual and raw: “the tactile value of color.” I work with my fingers, very quickly.
Subverting the sterile nature of the gallery with a healthy dose of irony, my work is referential and vividly descriptive, transforming my reality into a kind of fantastic fairy tale full of irreverence.
I do not see art as a commodity but as a vehicle for sensations; this places me against the current of a consumerist dynamic, a point of friction between my work and the current issues of the world.
Lectrice, rêveuse et mauvaise menteuse, ma pratique artistique, qui se concentre principalement sur des œuvres en 2D : collages, dessins et peintures, a longtemps oscillé entre l’art vidéo et la sculpture, le pastel tendre y prend désormais une place de choix.
Avec une approche assez classique de la nature morte, nourrie de références autant littéraires, cinématographiques que picturales, je tente de sonder l’obscène. Je crée des nature-mortes et des portraits inspirés autant par la peinture classique (Odilon Redon, Victor Brauner, Zurbaran) que par des recherches Google sans fin. L’étude du style Grotesque italien, de la danse post-moderne, du surréalisme et de la thaumaturgie (capacité magique à engendrer des miracles) depuis 2017, a permis de donner à mon travail un tour engagé vers un féminisme décloisonné, teinté d’humour et sérieusement référencé. Ce sont les systèmes de domination grotesques et agressifs qui nourrissent mes sujets, jusqu’à une certaine trivialité dans la représentation.
Le pastel ce n’est pas viril, c’est évanescent, éclatant aussi, c’est sensuel et brut : « la valeur tactile de la couleur ». Je travaille avec mes doigts, très vite.
Subvertissant la nature stérile de la galerie avec une bonne dose d’ironie, mon travail est référentiel et vivement descriptif, transformant ma réalité en une sorte de conte de fées fantastique plein d’irrévérences.
Je ne vois par l’art comme une commodité mais comme un vecteur de sensations, cela me place à contre-courant d’une dynamique consumériste, un point de friction entre mon travail et les enjeux actuels du monde.